le petit vieux des batignolles résumé par chapitre
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Livre: Livre Le Petit Vieux Des Batignolles - Un Chapitre Des Memoires D'Un Agent De La Surete / Chefs-D'Oeuvre Particuliers Presentes Par Jean Galtier-Boissiere. de Gaboriau, commander et acheter le livre Le Petit Vieux Des Batignolles - Un Chapitre Des Memoires D'Un Agent De La Surete / Chefs-D'Oeuvre Particuliers Presentes Par Jean
ÀParis, dans le quartier des Batignolles, on découvre un petit vieux assassiné chez lui. Des lettres tracées dans son sang désignent le meurtrier. Mais Méchinet en a vu d'autres ! Assisté de Godeuil, un jeune étudiant en médecine, le policier émet quelques réserves sur cette culpabilité toute trouvée Commence alors une palpitante enquête pour réfuter
LEPETIT VIEUX DES BATIGNOLLES Écoute directe Téléchargement Biographie ou informations Émile Gaboriau (Saujon-en-Saintonge, le 9 novembre 1832 - Paris, 28 septembre 1873) est un écrivain français, considéré comme le père du roman policier. Son personnage, l'enquêteur Lecoq, a influencé Conan Doyle pour la création de Sherlock
nonton train to busan 2 sub indo viu. Chapitre 6 VI De même que pour venir aux Batignolles, nous prîmes un fiacre pour nous rendre à la préfecture de police. La préoccupation de monsieur Méchinet était grande ses doigts ne cessaient de voyager de sa tabatière vide à son nez, et je l'entendais grommeler entre ses dents – J'en aurai le cœur net ! Il faut que j'en aie le cœur net. Puis il sortait de sa poche le bouchon que je lui avais remis, il le tournait et le retournait avec des mines de singe épluchant une noix et murmurait – C'est une pièce à conviction, cependant… il doit y avoir un parti à tirer de cette cire verte… Moi, enfoncé dans mon coin, je ne soufflais mot. Assurément ma situation était des plus bizarres, mais je n'y songeais pas. Tout ce que j'avais d'intelligence était absorbé par cette affaire ; j'en ruminais dans mon esprit les éléments divers et contradictoires, et je m'épuisais à pénétrer le secret du drame que je pressentais. Lorsque notre voiture s'arrêta, il faisait nuit noire. Le quai des Orfèvres était désert et silencieux pas un bruit, pas un passant. Les rares boutiques des environs étaient fermées. Toute la vie du quartier s'était réfugiée dans le petit restaurant qui fait presque le coin de la rue de Jérusalem, et sur les rideaux rouges de la devanture se dessinait l'ombre des consommateurs. – Vous laissera-t-on arriver jusqu'au prévenu ? demandai-je à monsieur Méchinet. – Assurément, me répondit-il. Ne suis-je pas chargé de suivre l'affaire… Ne faut-il pas que selon les nécessités imprévues de l'enquête, je puisse, à toute heure de jour et de nuit, interroger le détenu !… Et d'un pas rapide, il s'engagea sous la voûte, en me disant – Arrivez, arrivez, nous n'avons pas de temps à perdre. Il n'était pas besoin qu'il m'encourageât. J'allais à sa suite, agité d'indéfinissables émotions et tout frémissant d'une vague curiosité. C'était la première fois que je franchissais le seuil de la préfecture de police, et Dieu sait quels étaient alors mes préjugés. – Là, me disais-je, non sans un certain effroi, là est le secret de Paris… J'étais si bien abîmé dans mes réflexions, qu'oubliant de regarder à mes pieds, je faillis tomber. Le choc me ramena au sentiment de la situation. Nous longions alors un immense couloir aux murs humides et au pavé raboteux. Bientôt mon compagnon entra dans une petite pièce où deux hommes jouaient aux cartes pendant que trois ou quatre autres fumaient leur pipe, étendus sur un lit de camp. Il échangea avec eux quelques paroles qui n'arrivèrent pas jusqu'à moi qui restais dehors, puis il ressortit et nous nous remîmes en marche. Ayant traversé une cour et nous étant engagés dans un second couloir, nous ne tardâmes pas à arriver devant une grille de fer à pesants verrous et à serrure formidable. Sur un mot de monsieur Méchinet, un surveillant nous l'ouvrit, cette grille ; nous laissâmes à droite une vaste salle où il me sembla voir des sergents de ville et des gardes de Paris, et enfin, nous gravîmes un escalier assez roide. Au haut de cet escalier, à l'entrée d'un étroit corridor percé de quantité de petites portes, était assis un gros homme à face joviale, qui certes n'avait rien du classique geôlier. Dès qu'il aperçut mon compagnon – Eh ! c'est monsieur Méchinet ! s'écria-t-il… Ma foi ! je vous attendais… Gageons que vous venez pour l'assassin du petit vieux des Batignolles. – Précisément. Y a-t-il du nouveau ? – Non. – Cependant le juge d'instruction doit être venu. – Il sort d'ici. – Eh bien ?… – Il n'est pas resté trois minutes avec l'accusé, et en le quittant il avait l'air très satisfait. Au bas de l'escalier, il a rencontré monsieur le directeur, et il lui a dit C'est une affaire dans le sac ; l'assassin n'a même pas essayé de nier… » Monsieur Méchinet eut un bond de trois pieds, mais le gardien ne le remarqua pas, car il reprit – Du reste, ça ne m'a pas surpris… Rien qu'en voyant le particulier, quand on me l'a amené, j'ai dit En voilà un qui ne saura pas se tenir. – Et que fait-il maintenant ? – Il geint… On m'a recommandé de le surveiller, de peur qu'il ne se suicide, et comme de juste, je le surveille… mais c'est bien inutile… C'est encore un de ces gaillards qui tiennent plus à leur peau qu'à celle des autres… – Allons le voir, interrompit monsieur Méchinet, et surtout pas de bruit… Tous trois, aussitôt, sur la pointe des pieds, nous nous avançâmes jusqu'à une porte de chêne plein, percée à hauteur d'homme d'un guichet grillé. Par ce guichet, on voyait tout ce qui se passait dans la cellule, éclairée par un chétif bec de gaz. Le gardien donna d'abord un coup d'œil, monsieur Méchinet regarda ensuite, puis vint mon tour… Sur une étroite couchette de fer recouverte d'une couverture de laine grise à bandes jaunes, j'aperçus un homme couché à plat ventre, la tête cachée entre ses bras à demi repliés. Il pleurait le bruit sourd de ses sanglots arrivait jusqu'à moi, et par instants un tressaillement convulsif le secouait de la tête aux pieds. – Ouvrez-nous, maintenant, commanda monsieur Méchinet au gardien. Il obéit et nous entrâmes. Au grincement de la clef, le prisonnier s'était soulevé et assis sur son grabat, les jambes et les bras pendants, la tête inclinée sur la poitrine, il nous regardait d'un air hébété. C'était un homme de trente-cinq à trente-huit ans, d'une taille un peu au-dessus de la moyenne, mais robuste, avec un cou apoplectique enfoncé entre de larges épaules. Il était laid ; la petite vérole l'avait défiguré, et son long nez droit et son front fuyant lui donnaient quelque chose de la physionomie stupide du mouton. Cependant, ses yeux bleus étaient très beaux, et il avait les dents d'une remarquable blancheur… – Eh bien ! monsieur Monistrol, commença monsieur Méchinet, nous nous désolons donc ! Et l'infortuné ne répondant pas – Je conviens, poursuivit-il, que la situation n'est pas gaie… Cependant, si j'étais à votre place, je voudrais prouver que je suis un homme. Je me ferais une raison, et je tâcherais de démontrer mon innocence. – Je ne suis pas innocent. Cette fois, il n'y avait ni à équivoquer ni à suspecter l'intelligence d'un agent, c'était de la bouche même du prévenu que nous recueillions le terrible aveu. – Quoi ! s'exclama monsieur Méchinet, c'est vous qui… L'homme s'était redressé sur ses jambes titubantes, l'œil injecté, la bouche écumante, en proie à un véritable accès de rage. – Oui, c'est moi, interrompit-il, moi seul. Combien de fois faudra-t-il donc que je le répète ?… Déjà, tout à l'heure, un juge est venu, j'ai tout avoué et signé mes aveux… Que demandez-vous de plus ? Allez, je sais ce qui m'attend, et je n'ai pas peur… J'ai tué, je dois être tué !… Coupez-moi donc le cou, le plus tôt sera le mieux… Un peu étourdi d'abord, monsieur Méchinet s'était vite remis. – Un instant, que diable ! dit-il ; on ne coupe pas le cou aux gens comme cela… D'abord, il faut qu'ils prouvent qu'ils sont coupables… Puis, la justice comprend certains égarements, certaines fatalités, si vous voulez, et c'est même pour cela qu'elle a inventé les circonstances atténuantes. Un gémissement inarticulé fut la seule réponse de Monistrol, et monsieur Méchinet continua – Vous lui en vouliez donc terriblement à votre oncle ? – Oh ! non ! – Alors, pourquoi ?… – Pour hériter. Mes affaires étaient mauvaises, allez aux informations… J'avais besoin d'argent, mon oncle, qui était très riche, m'en refusait… – Je comprends, vous espériez échapper à la justice… – Je l'espérais. Jusqu'alors, je m'étais étonné de la façon dont monsieur Méchinet conduisait ce rapide interrogatoire, mais maintenant je me l'expliquais… Je devinais la suite, je voyais quel piège il allait tendre au prévenu. – Autre chose, reprit-il brusquement ; où avez-vous acheté le revolver qui vous a servi à commettre le meurtre ? Nulle surprise ne parut sur le visage de Monistrol. – Je l'avais en ma possession depuis longtemps, répondit-il. – Qu'en avez-vous fait après le crime ? – Je l'ai jeté sur le boulevard extérieur. – C'est bien, prononça gravement monsieur Méchinet, on fera des recherches et on le retrouvera certainement. Et après un moment de silence – Ce que je ne m'explique pas, ajouta-t-il, c'est que vous vous soyez fait suivre de votre chien… – Quoi ! comment !… mon chien… – Oui, Pluton… la concierge l'a reconnu… Les poings de Monistrol se crispèrent, il ouvrit la bouche pour répondre, mais une réflexion soudaine traversant son esprit, il se rejeta sur son lit en disant d'un accent d'inébranlable résolution – C'est assez me torturer, vous ne m'arracherez plus un mot… Il était clair qu'à insister on perdrait sa peine. Nous nous retirâmes donc, et une fois dehors, sur le quai, saisissant le bras de monsieur Méchinet – Vous l'avez entendu, lui dis-je, ce malheureux ne sait seulement pas de quelle façon a péri son oncle… Est-il possible encore de douter de son innocence !… Mais c'était un terrible sceptique, que ce vieux policier. – Qui sait !… répondit-il… j'ai vu de fameux comédiens en ma vie… Mais en voici assez pour aujourd'hui… ce soir, je vous emmène manger ma soupe… Demain, il fera jour et nous verrons…
Descripción editorial Quartier des Batignolles. Un petit vieux, Pigoreau, est assassiné ; il a eu le temps d'écrire le nom de son tueur avec son sang. Mais pour Méchinet et Godeuil, tout cela est trop simple...L'écrivain français Emile Gaboriau a été l'un des premiers auteurs de polars, c'est presque lui qui a inventé le genre. Plus connu pour ces romans mettant en scène le célèbre enquêteur Lecoq, Le Petit Vieux des Batignolles nous présente un autre fin limier du crime, un personnage mystérieux assisté par un jeune homme officier de santé dans une lugubre histoire de meurtre... Format professionnel électronique © Ink Book édition. Más libros de Émile Gaboriau Coffret Frisson n°3 - Émile Gaboriau, Oscar Wilde, Arnould Galopin 2021 Coffret Frisson n°5 - Camille Bonheur, Adolphe Belot, Émile Gaboriau 2021 Coffret Frisson n°1 - Paul Féval, Émile Gaboriau, Gaston Leroux 2021 Coffret Frisson n°7 - Paul Féval, Émile Gaboriau, Gaston Leroux 2021 Coffret Frisson n°9 - Émile Gaboriau, Arthur Conan Doyle, Gaston Leroux 2021
Chapitre 9 IX Pour être au magasin de Monistrol, nous n'avions qu'à traverser la rue… Ce fut fait en quatre enjambées. Au bruit de la porte qui s'ouvrait, une petite servante de quinze à seize ans, malpropre et mal peignée, sortit de l'arrière-boutique. – Qu'y a-t-il pour le service de ces messieurs ? demanda-t-elle. – Madame Monistrol ? – Elle est là, messieurs, et je vais la prévenir, parce que, voyez-vous… Monsieur Méchinet ne lui laissa pas le loisir d'achever. D'un geste passablement brutal, je l'avoue, il l'écarta du passage et pénétra dans l'arrière-boutique en disant – C'est bon, puisqu'elle est là, je vais lui parler. Moi, je marchais sur les talons de mon digne voisin, persuadé que nous ne sortirions pas sans connaître le mot de l'énigme. C'était une triste pièce, que cette arrière-boutique, servant tout à la fois de salon, de salle à manger et de chambre à coucher. Le désordre y régnait, et plus encore cette incohérence qu'on remarque chez les pauvres qui s'efforcent de paraître riches. Au fond était un lit à rideaux de damas bleu, dont les oreillers étaient garnis de dentelles, et devant la cheminée se trouvait une table tout encombrée des débris d'un déjeuner plus que modeste. Dans un grand fauteuil, une jeune femme blonde était assise, ou plutôt gisait une jeune femme très blonde, tenant à la main une feuille de papier timbré… C'était madame Monistrol… Et certes, quand ils nous parlaient de sa beauté, tous les voisins étaient restés bien au-dessous de la réalité… je fus ébloui. Seulement une circonstance me déplut elle était en grand deuil, vêtue d'une robe de crêpe légèrement décolletée qui lui seyait merveilleusement… C'était trop de présence d'esprit pour une si grande douleur. Il me sembla voir là l'artifice d'une comédienne revêtant d'avance le costume du rôle qu'elle doit jouer. À notre entrée, elle se dressa, d'un mouvement de biche effarouchée, et d'une voix qui paraissait brisée par les larmes – Que voulez-vous, messieurs ? interrogea-t-elle. Tout ce que j'avais observé, monsieur Méchinet l'avait remarqué comme moi. – Madame, répondit-il durement, je suis envoyé par la justice, je suis un agent du service de la sûreté. À cette déclaration, elle se laissa d'abord retomber sur son fauteuil avec un gémissement qui eût attendri un tigre… Puis, tout à coup, saisie d'une sorte d'enthousiasme, l'œil brillant et la lèvre frémissante – Venez-vous donc pour m'arrêter !… s'écria-t-elle. Alors soyez béni… Tenez, je suis prête, emmenez-moi… Ainsi, j'irai rejoindre cet honnête homme, que vous avez arrêté hier soir… Quel que soit son sort, je veux le partager… Il est innocent, comme je le suis moi-même… n'importe !… S'il doit être victime d'une erreur de la justice humaine, ce me sera une dernière joie de mourir avec lui !… Elle fut interrompue par un grognement sourd, qui partait d'un des angles de l'arrière-boutique. Je regardai, et j'aperçus un chien noir, les poils hérissés et les yeux injectés de sang, qui nous montrait les dents prêt à sauter sur nous… – Taisez-vous, Pluton ! fit madame Monistrol ; allons, allez vous coucher, ces messieurs ne me veulent pas de mal. Lentement, et sans cesser de nous fixer d'un regard furieux, le chien se réfugia sous le lit. – Vous avez raison de dire que nous ne vous voulons pas de mal, madame, reprit monsieur Méchinet, nous ne sommes pas venus pour vous arrêter… Si elle entendit, il n'y parut guère. – Déjà ce matin, poursuivit-elle, j'ai reçu ce papier que je tiens, et qui me commande de me rendre ce tantôt, à trois heures, au Palais de Justice, dans le cabinet du juge d'instruction… Que veut-on de moi, mon Dieu !… que veut-on de moi ?… – Obtenir des éclaircissements qui démontreront, je l'espère, l'innocence de votre mari… Ainsi, madame, ne me considérez pas comme un ennemi… ce que je veux, c'est faire éclater la vérité… Il arbora sa tabatière, y fourra précipitamment les doigts, et d'un ton solennel, que je ne lui connaissais pas – C'est vous dire, madame, reprit-il, de quelle importance seront vos réponses aux questions que je vais avoir l'honneur de vous adresser… Vous convient-il de me répondre franchement ? Elle arrêta longtemps ses grands yeux bleus noyés de larmes sur mon digne voisin, et d'un ton de douloureuse résignation – Questionnez-moi, monsieur, dit-elle. Pour la troisième fois, je le répète, j'étais absolument inexpérimenté. Et cependant, je souffrais de la façon dont monsieur Méchinet avait entamé cet interrogatoire. Il trahissait, me paraissait-il, ses perplexités, et au lieu de poursuivre un but arrêté d'avance, portait ses coups au hasard. Ah ! si on m'eût laissé faire … Ah ! si j'avais osé !… Lui, impénétrable, s'était assis en face de madame Monistrol. – Vous devez savoir, madame, commença-t-il, que c'est avant-hier soir, sur les onze heures, qu'a été assassiné le sieur Pigoreau, dit Anténor, l'oncle de votre mari… – Hélas !… – Où était à cette heure-là monsieur Monistrol ? – Mon Dieu !… c'est une fatalité. Monsieur Méchinet ne sourcilla pas. – Je vous demande, madame, insista-t-il, où votre mari a passé la soirée d'avant-hier. Il fallut à la jeune femme du temps pour répondre, parce que les sanglots semblaient l'étouffer. Enfin, se maîtrisant – Avant-hier, gémit-elle, mon mari a passé la soirée hors de la maison. – Savez-vous où il était ? – Oh ! pour cela oui… Un de nos ouvriers, qui habite Montrouge, avait à nous livrer une parure de perles fausses et ne la livrait pas… Nous risquions de garder la commande pour compte, ce qui eût été un désastre, car nous ne sommes pas riches… C'est pourquoi, en dînant, mon mari me dit Je vais aller jusque chez ce gaillard-là !… » Et, en effet, sur les neuf heures, il est sorti, et même je suis allée le conduire jusqu'à l'omnibus, où il est monté devant moi, rue Richelieu… Je respirai plus librement… Ce pouvait être un alibi, après tout. Monsieur Méchinet eut la même pensée, et plus doucement – S'il en est ainsi, reprit-il, votre ouvrier pourra affirmer qu'il a vu monsieur Monistrol chez lui à onze heures… – Hélas ! non… – Comment !… Pourquoi ?… – Parce qu'il était sorti… Mon mari ne l'a pas vu. – En effet, c'est une fatalité… Mais il se peut que la concierge ait remarqué monsieur Monistrol… – Notre ouvrier demeure dans une maison où il n'y a pas de concierge. Ce pouvait être la vérité… C'était à coup sûr une terrible charge contre le malheureux prévenu. – Et à quelle heure est rentré votre mari ? continua monsieur Méchinet. – Un peu après minuit. – Vous n'avez pas trouvé qu'il était bien longtemps absent ? – Oh ! si… et même je lui en ai fait des reproches… Il m'a répondu pour s'excuser, qu'il avait pris par le plus long, qu'il avait flâné en chemin et qu'il s'était arrêté à un café pour boire un verre de bière… – Quelle physionomie avait-il, en rentrant ? – Il m'a paru contrarié, mais c'était bien naturel… – Quels vêtements avait-il ? – Ceux qu'il portait quand on l'a arrêté. – Vous n'avez rien observé en lui d'extraordinaire ? – Rien.
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